Véronique CHAMBEAU

 

Il y a d'abord presque rien ou pas grand chose: un morceau de carton, un bout de bois, du grillage, une plaque de polystyrène, je prends ce que j'ai sous la main....

Le papier mâché me permet d'intégrer à cette base d'autres matériaux et d'unfier l'ensemble. Il possède la spontanéité, le mordant et la variété de la texture dont j'ai besoin pour créer.

Il arrive également que les objets travaillés existent au départ sous une autre forme. Neufs ou vieux, abîmés ou encore en bon état, peu importe. Jetés, abandonnés, donnés, je les transforme et leur accorde une seconde vie. Je peux conserver leur usage initial ou bien les détourner de leur sens premier.

Le travail réalisé ne correspond pas toujours à ce que j'avais en tête au départ. cet objet qui prend forme entre mes mains a souvent tendance à s'imposer à moi et alors qu'on pourrait croire que j'en suis la maîtresse, c'est lui qui me guide.

Chaque nouvelle "oeuvre" représente une aventure différente, un nouveau voyage...